Littérature - Livre - Le fruit d’Éden, c’est une bonté divine poussée sur un arbre humaniste au bout d’un souple bras
Littérature - Livre - La bataille de Séraphea


Salve Regina

Deux pièces sans point commun, si ce n’est ma plume

Littérature - Livre - Salve Regina de Monique Thomassettie

Editeur : Auto-Edition
Catégorie : Théâtre & Scénario

Format : 86 pages
Dimensions (cm) : 21 x 14,8 x 0,6
Date de parution : 21/04/2009
ISBN : 978-2-9600794-3-2


Les livres de Monique Thomassettie :
  • Le fruit d’Éden, c’est une bonté divine poussée sur un arbre humaniste au bout d’un souple bras
  • Tlimiaslo
  • À l’entrelacement de ma Tempérance
  • L’Opéra sidéral
  • Mon beau Cygne perlé

  • Biographie de Monique Thomassettie :

    Ecrivain et peintre, Monique Thomassettie est née le 5 mars 1946 à Bruxelles. Aussi loin qu’elle se souvienne, elle a toujours fonctionné symboliquement, c’est-à-dire en transformant (...) (En savoir plus...)


    Présentation du Livre :

    Deux pièces :
     
    I Hortense et le diable de Séraphin (2001)
    Pièce en deux actes,
    inspirée du Récit historique de Geoffroy Le Clercq :
    "Généalogie d’un crime de violence sexuelle : l’affaire Thibaut"
     
    II Le lieu de Marielle (1994)
    Pièce en trois actes



    Extraits :

    Voix de Hortense :

    Derrière mes yeux fermés, avant de m’endormir, j’imagine des histoires. Demain, j’ajouterai des personnages, les juges, par exemple, mais là ce sera difficile, car je ne comprends rien à leurs lois. (Un silence, puis d’une voix lente qui s’estompe dans l’approche du sommeil :) Pour pouvoir pardonner, faut-il avoir été d’abord consolé(e)s ? Les livres... Les livres comprennent... Les livres... Tout le savoir... (Elle s’endort)

    Marielle :

    (La scène s’éclaire. Marielle est appuyée contre l’échelle. Elle porte une jolie robe à fleurs. À ses pieds, une valise).

    Une échelle, comme pour cueillir des fruits. Mais il n’est pas fruitier, l’arbre. J’ai toujours aimé cette image d’une échelle posée contre un tronc... Ça me rappelle un rêve que j’avais fait avant que Raoul ne me demande, ne... m’ordonne de me déshabiller... C’était lui, Raoul, et à la fois un autre, un géant, qui me portait dans un arbre, dans un immense nid... Une ineffable tendresse, malgré l’araignée noire au fond du nid, qui ne m’effrayait pas, du reste... Raoul ! Quelle nostalgie, quelle douceur m’envahit à ce souvenir...

    Pourtant, l’araignée noire... Tombée dans le nid, ou dans la gueule d’un loup, je m’y croyais heureuse, récitais l’enfance en lui effeuillant des fleurs. Les fils tirés me donnaient l’illusion d’être aimée. Mais Raoul m’aimait, avec un certain désespoir d’absolu... À Raoul, il est tout pardonné. Dans ma bulle, je n’avais jamais rien compris de ce monde. De la brume qui m’entourait, s’était détaché un dieu au prénom prosaïque : Raoul !

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