Littérature - Livre - La Belette
Littérature - Livre - L’eau d’épine


Réminiscences

Littérature - Livre - Réminiscences de Maryvonne Griat

Editeur : Fondation Littéraire Fleur de Lys
Catégorie : Nouvelle

Format : 106 pages
Dimensions (cm) : 22 x 15
Date de parution : juin 2006
ISBN : 2-89612-170-6


Les livres de Maryvonne Griat :
  • Si recettes m’étaient contées
  • Une mort brève
  • La Belette

    Dans la même rubrique :
  • Sainte Marguerite et les autres
  • Radioscopies
  • Petite chronique du bémol
  • D’ici et au-delà
  • Mon mari a disparu...
  • Biographie de Maryvonne Griat :

    Je crois bien que j’écris depuis toujours. Un besoin, une pulsion,la passion de créer un univers où j’étais une petite fille choyée et aimée. Mise en pension à l’âge de huit ans, l’écriture (...) (En savoir plus...)


    Présentation du Livre :

    L’auteur nous laisse entrevoir ses voyages, les Alpes tant aimées se confondant avec le Mont-Royal apportent peu de relief à l’image de ses combats avec l’Ange du passé.

    Le lecteur aura le loisir de se promener dans ces pays- la nature comme le temps venant tout régénérer, n’auront que l’apparence de cartes postales. L’auteur les a touchés du de l’âme, par un coin d’enfance, avec une tendresse blessée que chaque lecteur voudra rassurer et comprendre.

    Entrons dans ce univers et partageons son enfance d’adulte.




    Sommaire :
    L’étrangère, p1
    Le vent du souvenir, p2
    L’immigrant, p3

    L’étrangère

    Ce matin-là, c’était le printemps. Comme ça. D’un coup. Ma mère l’avait décrété en ouvrant les volets. Devant le ciel brumeux, son enthousiasme s’était brusquement obscurci. Mon père annonça que la sortie prévue était annulée. Il lirait à voix haute le roman d’Hector Malot Sans famille, qui paraissait en feuilleton dans le quotidien Le Dauphiné Libéré. Ainsi venait d’en décider le maître des lieux. Il y avait, outre l’odeur humide de l’orage, un étrange parfum dans l’air ; quelque chose de mystérieux planait au-dessus de nos têtes, tel un danger imminent. C’était la première fois qu’une journée pluvieuse me rendait aussi craintive. J’avais peur... je ne saurais dire de quoi. Au pied de notre immeuble, l’Isère charriait une eau boueuse qui trimbalait toutes sortes de saletés, parfois même des cadavres gonflés, que les pompiers retiraient de l’eau juste sous nos fenêtres. C’étaient des gens qui en avaient eu assez de leur vie. Pourtant, sur ce même cours d’eau, des athlètes mettaient leurs embarcations étroites à l’eau, installaient les avirons dans les tolets.

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