Je regardais les gens passer
Et mes yeux par franges s’ouvraient
A des mondes nacrés par devant
Pour mieux dissimuler le vent.
Les coquillages s’amoncelaient.
Dans ma chaussure, mon pouls battait.
J’avais veillé l’herbe au mitan
D’un parterre plein d’êtres vivants.
Certains riaient de leur bêtise
Sans trop pourtant prendre au sérieux
Leur légèreté maladive.
Les autres réservaient des surprises.
Ils vivaient et tout se taisait.
Rien n’empêchait l’ultime dérive,
Sachant que moins les pensées prisent
Ses chants, moins la douleur d’aimer
Offre ses cheveux au néant.