Pour ta gouverne, retiens l’adage :
Tout est affaire d’aiguillage.
L’amour ne fait pas bon ménage
Avec les images d’Epinal.
J’ai louvoyé entre deux vents
Et, tu vois, j’ai perdu mon temps.
J’aurais mieux fait de m’accrocher
Au premier wagon, destinée.
Lors, matelot touchant au but,
J’aurais trouvé planche de salut
Au bras d’une source dans les fougères
Plutôt que ces âmes moutonnières.
Le but du jeu tient à me dire
Que c’en est fini de tricher,
Qu’il faut prendre avec le sourire
Ce coin de terre où je suis né.
L’aurore affermit mon courage.
Je retrousse mes manches à tout-va,
Paré pour le premier départ
Où je serai finalement moi.