Littérature - Livre - Vie et Espoir - Toujours et Jamais Tome I
Littérature - Livre - Le Temps n’efface Rien - Toujours et Jamais Tome III


Ne pas Mourir pour Rien - Toujours et Jamais Tome II

Littérature - Livre - Ne pas Mourir pour Rien - Toujours et Jamais Tome II de Marie-Claude Marty

Editeur : Editions Publibook
Catégorie : Biographie & Témoignage
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Format : 354 pages
Dimensions (cm) : 22,5 x 14
Date de Parution : 01/12/2001
ISBN : 9782748300758


Les livres de Marie-Claude Marty :
  • D’ici et d’ailleurs
  • La Mémoire du Passé
  • Histoires de Vie - Tome II
  • Histoires de Vie - Tome I
  • Le Temps n’efface Rien - Toujours et Jamais Tome III

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    Même si j’ai toujours plus ou moins écrit et composé des poèmes, tout ceci est resté au fond des classeurs, jusqu’au jour où, pour raisons personnelles, j’ai écrit mon autobiographie... Ce fut (...) (En savoir plus...)


    Présentation du Livre :

    La phrase qui m’a le plus interpellé dans ce livre se situe au début, c’est dire toute la force de cette histoire :
    - Tu es mes jambes et moi tes yeux ! a dit un jour Willy à Coco.

    Cette phrase d’apparence “cliché” prend toute son ampleur, son importance et sa signification tout au long du récit, augmentant crescendo en puissance et en vigueur, surtout à la fin, quand on découvre que ses yeux ne sont plus là pour pleurer à sa place ! Le dévouement et l’abnégation de soi dont a fait preuve Coco jusqu’au bout, lui fait bien mériter la médaille d’honneur du sacrifice.

    Si l’on ne devait retenir qu’un seul mot de ce livre, ce serait : Oui, mais ! Ce sont deux mots, dites-vous ? Pensez-vous ! Dans la vie de Willy et de Coco, cela n’a toujours fait qu’un, comme si ces deux mots s’étaient unis pour le meilleur et surtout le pire, sur le destin d’un couple damné ! Je t’aime, mais je te quitte... ; Je te quitte, mais je reviens... ; Je te donne, mais je reprends... Je chante, mais je pleure... Je meurs, mais je vis... ! Tout au long de l’histoire ni le bonheur ou le bien-être, ni l’amour ou l’attachement, ni la joie ou l’allégresse, ni le courage ou l’humilité n’arrivent à s’épanouir sans qu’il y ait un “Oui mais” quelque part .

    La femme du livre est évidemment Coco ! Après avoir écrit un premier tome avec son coeur, Dieu qu’il lui en a fallu des tripes pour clore le deuxième tome de sa douloureuse histoire... ! Pourtant, une autre personne mérite une mention spéciale : c’est Roselyne, la fille de Willy et de Coco, qui a fait preuve d’un courage inouï et incroyable, accompagnant sa mère jusqu’au bout dans la souffrance mentale.

    Une phrase, un mot, une femme... Non, le livre ne se résume pourtant pas à cela ; Oui mais... il faut le lire pour le croire !

    Joseph Ouaknine




    Sommaire :
    Chapitre 1, p1
    Chapitre 18, p2
    Chapitre 20, p3
    Chapitre 21, p4
    Chapitre 22, p5
    Fin du second tome, p6

     
    L’hiver a passé avec ses heurts, ses chagrins baignés dans la souffrance physique et morale de Willy.
    Il a été appareillé provisoirement, en attendant que son moignon se consolide.
    La vie a changé du tout au tout.
    Le docteur de Saint Geoire en Valdaine a fait son entrée dans notre vie. Willy, malgré tous les antalgiques qu’on puisse lui prescrire, souffre énormément et connaît maintenant la " douleur des amputés ", c’est à dire qu’il souffre comme s’il avait encore sa jambe jusqu’au bout des orteils, pourtant absents !
    Mais il ne baisse pas les bras pour autant. Dès sa sortie de l’hôpital, il a voulu reprendre sa voiture, malgré la jambe artificielle composée d’un tube métallique et d’un pied en plastique dur, genre prothèse d’avant- guerre !
    On lui a promis une belle prothèse dans quelque temps
    Et c’est tout heureux qu’il a fait quelques kilomètres en campagne - " pour voir s’il pouvait encore conduire ".
    Jenny a commencé la classe à Vaise, dans une école pour amblyopes et aveugles, elle revient à la maison uniquement aux vacances scolaires et tous les quinze jours. Nous n’avons pas le choix si nous voulons que notre fille aînée se débrouille dans la vie malgré son handicap visuel, car d’une visite à l’ophtalmologue il s’est avéré qu’elle avait également une très forte myopie ! Sa vision de son oeil restant n’est que d’un vingtième, sans correction !
    La voilà qui porte des lunettes maintenant et pourtant avec elles, n’y voit seulement que de 2/10 !
    Il lui faut une carte d’invalidité qui lui est délivrée à 80 %
    - Vos autres enfants doivent également avoir des problèmes de vue, me dit le médecin, cela ne peut venir que de vous puisque vous êtes myope et que la myopie est héréditaire !
    Joli cadeau que je fais à mes gosses ! Puisque trois sur cinq sont atteints de cette myopie forte ; Jenny, et Wilson et Roselyne avec, pour eux deux, une acuité visuelle de un trentième !
    Lawrence et Ronald, par chance n’auront besoin que d’une légère correction.
    Nous devenons une famille complète d’handicapés !
    Ronald est également parti à L’ I. M. P d’ Autrans et comme sa soeur n’est là qu’aux week-ends et vacances .
    La famille se démembre malgré nous ! Même si c’est pour leur bien !
    Willy réagit très mal à sa nouvelle condition de vie, et depuis son retour il lui faut des soins journaliers pour son escarre au talon gauche et le moignon droit est loin d’être consolidé
    Pansements que nous effectuons, nous même, Willy et moi.
    On apprend tout !
    On se fait à tout !
    Surtout quand on s’aime.
    Mais la révolte est là, et bien là, journalière, avec son lot quotidien de difficultés et de recul en soi !
    - On ne va pas se laisser faire, Claudie ! Il y a eu faute et le docteur Touraine doit payer pour se qu’il m’a fait !
    Je suis entièrement de son avis, d’autant plus que le changement de notre vie est brutal et sans appel !!
    Les enfants entendent leur père hurler lors de certaines douleurs, car la douleur d’une amputation est telle qu’elle vous arrache, malgré vous, des cris poignants !
    Je l’entends aussi !
    Et nous sommes fauchés ! Willy ne touche que ses indemnités journalières, en attendant que lui soit donné une pension d’invalidité ! Et on nous a fait comprendre qu’elle serait vraiment insignifiante !! Il ne peut plus travailler, enfin lui espère bien, malgré tout, reprendre une place active dans la société, malgré sa nouvelle condition d’ handicapé.
    Ce n’est pas le courage qui lui manque, ni les idées !
    Ce qui nous sauve, c’est que nous ne baissons pas les bras !
    Nous avons la rage au ventre et cela nous empêche de sombrer !
    Je me remets à travailler, enfin à faire des ménages, dans une petite bourgade on ne peut espérer mieux, et c’est déjà pas mal !
    Et c’est ainsi que sans argent, par désespoir, par justice, par conviction, - et parce que ce qui nous arrive est tellement injuste, que nous ne pouvons, Willy et moi, le laisser impuni !
    Et nous nous battrons !
    C’est donc ainsi que Willy porte plainte contre le docteur Touraine, pour faute professionnelle, dans un procès qu’il gagnera au bout de dix longues années : (voir Tome 1)

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