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Malédiction

Littérature - Livre - Malédiction de Evelyne Villemin

Editeur : Les Editions du Panthéon
Catégorie : Divers
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Format : 110 pages
Dimensions (cm) : 20 x 13 x 1
Date de parution : 01/05/2008
ISBN : 978-2-7547-0239-3


Les livres de Evelyne Villemin :
  • Mon mari a disparu...

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  • Les jeunes pousses d’I.L.V.
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  • Biographie de Evelyne Villemin :

    Après avoir vécu à Madagascar et en Alsace où elle était enseignante, Evelyne Villemin partage désormais son temps entre le Périgord et la Guadeloupe. Enfin, elle réalise son rêve de toujours : (...) (En savoir plus...)


    Présentation du Livre :

    "Ce jour-là, je fus hypnotisé. Je pénétrai dans le réfectoire et trouvai une jeune femme en contemplation devant la fresque d’Andrea. Quelle ne fut pas ma surprise de constater la parfaite ressemblance entre les traits du Christ et les tiens, entre ceux de Judas et les miens. Je ne pouvais en croire mes yeux. La vision était si forte que nous tombâmes foudroyés dans l’instant, envahis par d’anciennes réminiscences."

    De nos jours, un homme et une femme découvrent leurs doubles, représentés sur la fresque d’un monastère florentin.

    Au jeu des reflets, passé et présent se rejoignent et se télescopent. André et Cécile vont scruter à travers le miroir leurs doubles, Andrea et Cécilia, le moine et la nonne qui vécurent à Florence durant le Quattrocento.




    Sommaire :
    Extrait 1, p1
    Extrait 2, p2
    Extrait 3, p3
    Extrait 4, p4

    Extrait 1

    Pendant longtemps j’ai voulu fuir. Partir loin d’André, chef du contentieux, grand homme noir et maigre, triste à mourir. Peintre, à ses heures, de portraits tristes à pleurer. Miniatures, caricatures d’un art où le risible se mêle au cauchemar. André, fonctionnaire en chef, aux habits de moine défroqué, au sourire dedans rentré. J’ai voulu fuir, mais vous savez ce que c’est : on n’ a pas toujours le courage d’aller au fond de soi, au bout de ses actes. Finalement c’est lui, André, le triste, à la grise mine, qui m’a abandonnée. Laissée pour compte un beau matin, sans un adieu ni un regret.

    Oui, je vous le dis, c’est lui, André, mon mari, mon ami, qui s’en est allé, me laissant sur le banc de touche, pour solde de tout compte, après tant de jours et de nuits d’habitude, de lassitude et d’ennui.

    Abandonnée. Chaque soir, à l’heure du rêve, de la tendresse. De l’imagination en fuite et du besoin de l’autre... André.

    André, chef du contentieux, agent bien spécial, en mission très particulière, ne pouvait partir que muni d’un ordre de mission, de lettres de change. D’un passeport pour l’au-delà et d’un alibi convaincant.

    Pour un ailleurs, sans doute meilleur, André, tu es parti, voici ce que sans cesse je me redis.

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