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Le Cartel du Ricminphy

Littérature - Livre - Le Cartel du Ricminphy de Denis Cressens

Editeur : Le Manuscrit
Catégorie : Polar & Thriller
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Format : 380 pages
Dimensions (cm) : 22,5 x 14 x 3,5
Date de parution : 01/05/2006
ISBN : 274816340

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    Présentation du Livre :

    Nouvel eldorado de l’industrie du médicament, le marché de l’obésité, avec les profits promis, excite les convoitises. La découverte innovante de deux apothicaires de Provence fait rêver le microcosme pharmaceutique européen, toujours à l’affût. Dominé par de grosses multinationales qui pressentent le filon et veulent se l’approprier, les obscurs se rebellent, rêvant de participer au festin. Gaétan Maxehar, un négociateur, se retrouve, malgré lui, au coeur d’une action assez machiavélique ! A travers un monde sans concession, voire brutal, réussira t-il à concilier les intérêts de ce milieu européen ? Le sacrifice d’anonymes sera t-il le moteur d’une nouvelle ère, mêlant équitablement social et profit...



    Extraits :

    Dehors, le ciel est bleu, à peine brouillé par quelques volutes de stratus blancs qui, poussées par le vent du large, doucement, mais sûrement, se dirigent vers le site ou débute cette histoire. Il y a peu l’humanité a franchi le cap du nouveau siècle, refusant de s’assagir pour autant. Les grands démons humains ont peu évolué, même si chaque jour la technologie fait un peu plus de miracles pour nous surprendre...Sous la fenêtre, un vieil olivier au tronc noueux, dont l’espèce a accompagné le monde dans son évolution, agite doucement ses feuilles aux inimitables accents bleutés. Déjà quelques petites olives pointent et cherchent à capter les rayons du soleil pour se nourrir de sa chaleur bienveillante...Tout est calme, débonnaire. Des goélands argentés, entourés de quelques rares gabians blancs, fendent lentement le ciel. Le temps semble s’écouler paisiblement comme si la vie et l’actualité s’étaient soudain pacifiées, figées. Une quiétude débonnaire semble imprégner l’atmosphère, comme si les nouvelles, trop souvent tristes, déversées à jet continue par les médias, n’étaient que des mirages élaborés par des esprits maléfiques. Soudainement, le vrombissement agressif d’un hélicoptère d’Eurocopter rompit le charme reposant de ce moment privilégié fait de calme et de sérénité. Puis, dans la foulée, la musique polyphonique du portable égrena les premières notes de la symphonie du nouveau monde. C’était la première fois que cette ligne s’activait pour moi !! Qu’aurait pensé le tchèque Antonin Dvorak d’être interprété en lieu et place d’une anonyme sonnerie de téléphone ? Je me lève donc du voltaire dans lequel je me prélassais, savourant langoureusement à petites gorgées de ne rien faire, simplement réfléchir à tout, à rien. Je saisis le portable à double ligne. De l’index droit je mets un terme brutal à la symphonie, puis le dirige à mon oreille en disant :
    -  Oui, j’écoute ! Immédiatement une femme m’ordonne d’une voix sans appel à l’accent guttural.
    -  Rendez-vous au 13 de la rue Maradi à 16h45 à Martigues. Le cardiologue vous attend ! Vous savez qui nous sommes. Mademoiselle Fausciade a fait les présentations il me semble !

    Pourquoi mon cardiologue pensais je ! Elle raccroche sans attendre de réponse, se dispensant des formules de civilité d’usage. Ce ne doit pas être la coutume sur la ligne du nouveau monde. Je regarde ma montre, il est 15h10 ce beau mardi de mai. Mon moment de béatitude, pour aujourd’hui, vient de prendre fin, adieu mon bon voltaire...Je tournais le coin de la place, et je grimpais dans cette ancienne maison de patron pêcheur, rénovée avec soin. L’assistante habituelle était présente.
    -  Monsieur Maxehar, Vous avez un rendez vous en urgence, je crois. Le docteur X. est absent, et vous aurez à faire à son remplaçant le docteur Targiem

    Je ne la contrariais pas sur le motif, et m’asseyais : rien ne me surprenait plus depuis quelques jours. A peine avais-je entrepris de feuilleter un journal automobile, que la porte du cabinet s’ouvrait. Un homme grand, brun, d’une cinquantaine d’année, surprenant pour un remplaçant, puisque ce sont en général des internes, raccompagnait une dame d’un certain âge qui se répandait en remerciements. La porte refermée, il se dirigea vers moi :
    -  Monsieur Maxehar enchanté, comment allez vous ? me dit il , avec un curieux accent, comme s’il me connaissait. Ce produit est un brûleur de calories. Il procure une impression de satiété. Pour moi qui suit médecin à la base, et non aubergiste comme vous voyez, c’est un attrape gogo de plus. Mais c’est une autre histoire...

    Voyant de moins en moins en quoi j’étais ou pouvais être concerné par cette affaire, je la coupais et lui faisais remarquer
    -  Tout cela est intéressant, mais non seulement je n’y connais rien en thérapeutique et en plantes, mais je ne vois toujours pas ce que je peux venir faire au milieu de votre récit.

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