Littérature - Livre - Avant-propos d’un prince fou
Littérature - Livre - Semailles Et Pagaille


La bataille des saints

Littérature - Livre - La bataille des saints de Guy Boulianne

Editeur : Mille Poètes
Catégorie : Poésie
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Format : 76 pages
Dimensions ’cm) : 23 x 15
Date de parution : 01/12/2006

Interview au Quotidien Al Bayane (Maroc)


Les livres de Guy Boulianne :
  • Le Mont du Roi
  • Avant-propos d’un prince fou

    Dans la même rubrique :
  • Anthologie
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  • Biographie de Guy Boulianne :

    C’est en 1983 que Guy Boulianne s’introduisit dans le milieu culturel en publiant son premier recueil de poème intitulé "Avant-propos d’un prince fou". Quelque temps après la (...) (En savoir plus...)


    Présentation du Livre :

    En lisant "la Bataille des saints" de Guy Boulianne, le lecteur y découvre l’oeuvre d’un jeune poète. La jeunesse y laisse sa trace. C’est vrai que la poésie n’attend pas ; Rimbaud, Nelligan n’ont-ils pas écrit leurs oeuvres avant qu’ils eurent vingt ans. Le poète lance son cri vibrant, il se cogne au mur de la dure réalité de la vie. La vie, la mort, l’amour, la solitude, le rejet sont les thèmes de ce recueil : "A savoir si je mourrai avant même de frôler ma destinée", écrit-il. Le poète croit à la magie du verbe, ne lui coupons pas les ailes. Il faut l’écouter, c’est la chance que je vous souhaite.

    Raymonde Lacasse (artiste-peintre), 1987




    Sommaire :
    Préface aux dirigeants, p1
    Au-delà des montagnes, p2
    Le poète mélancolique, p3

     
    La femme créa l’homme et l’homme devint mensonge ;
    Ce qu’il fit à la terre, je n’ose point le dire
    Car je sais qu’en vous se traîne un long souvenir,
    Une plaie couverte par ce fameux mensonge.
     
    Hypocrites rêveurs qui, d’un repos sordide,
    Amassez plus d’argent dans vos nombreux tiroirs,
    Que l’amour nécessaire à ces grands yeux humides
    Qui plongent leur regard dans les abîmes noirs.
     
    Chacun semble d’accord, il faut cesser la guerre,
    Mais qui de vous ira brandir son drapeau blanc ?
    Le prince ou le roi, la reine d’Angleterre,
    ou bien vous messieurs, honorables présidents ?
     
    Je sais bien, pauvres gens, mes paroles futiles,
    Vous fermez ce livre que personne ne lira.
    Toujours pour conserver votre peuple débile,
    Semblable à l’armée, vous le menez au combat.
     
    Vous n’avez que rancoeur, imbéciles vivants !
    Vos mères et vos épouses sont plus fortes que vous
    Et pleines de pitié pour ces pauvres amants,
    Elles vous donnèrent vie, vous plaçèrent debout.
     
    Maintenant que le regret habite nos têtes
    Le vent souffle sa mort sur nos corps embaumés,
    Le monde, je l’espère, reprendra de sa fête
    Lorsque vous, bons messieurs, serez bien enterrés.

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