Sommaire : La Sublimation du Sourcier, p1 Au Seuil d’un nouveau Temps, p2
La Sublimation du Sourcier
Le clignotement lumineux sur quelques livres de la bibliothèque couvrant un mur du hall de nuit intérieur et fermé, d’où provenait-il ?
Il lui fallut un moment pour comprendre qu’il venait de la rue, d’une rue adja-cente, pas tout à fait perpendiculaire à celle où était sis son immeuble.
La lueur intermittente avait pénétré de biais par la fenêtre du bureau, elle avait rebondi sur un cadre, puis poursuivi sa trajectoire au travers du verre épais et ou-vragé en haut de la porte qui séparait la pièce studieuse du pénombreux couloir.
Cette géométrie, ici simplifiée pour épargner aux lecteurs un trop dédaléen effort de visualisation, ouvrit en son esprit une pensée platonicienne aux reflets muraux inversés, les ombres étant ici lumières.
Se tourner ou se retourner vers la cause, conclut-elle. Oui, des reflets nous dis-persent trop souvent, nous en imaginons des origines fantastiques, et ce fantasti-que se conjugue à tous les merveilleux et à toutes les horreurs, tant est vaste la grammaire de notre imaginaire.
Dehors, le camion stationné pour travaux imprévus émettait encore ses signaux quand elle sortit de chez elle.
Depuis quatre explosions dramatiques, la moindre odeur suspecte faisait creuser le sol, là où passaient tuyaux et conduites.
Et l’on avait raison d’être prudents.
La cause des reflets clignotants était donc aussi sombre qu’avait été lumineuse et solaire celle des ombres dans la caverne de Platon.
Une origine souterraine, au creux d’une terre où circulait, dans sa gangue protec-trice, une énergie nouvelle...
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