Littérature - Livre - Edelweiss
Littérature - Livre - Rien peut être


L’Opéra sidéral

Littérature - Livre - L'Opéra sidéral de Monique Thomassettie

Editeur : Auto-Edition
Catégorie : Conte

Format : 96 pages
Dimensions (cm) : 15 x 21
Date de parution : 22/04/2008
ISBN : 978-2-9600794-0-1


Les livres de Monique Thomassettie :
  • Salve Regina
  • Le fruit d’Éden, c’est une bonté divine poussée sur un arbre humaniste au bout d’un souple bras
  • Tlimiaslo
  • À l’entrelacement de ma Tempérance
  • Mon beau Cygne perlé

    Dans la même rubrique :
  • Oscar le renard et l’impala de la savane
  • Le fruit d’Éden, c’est une bonté divine poussée sur un arbre humaniste au bout d’un souple bras
  • Blanche et Guilhem
  • Edelweiss
  • Mon beau Cygne perlé
  • Biographie de Monique Thomassettie :

    Ecrivain et peintre, Monique Thomassettie est née le 5 mars 1946 à Bruxelles. Aussi loin qu’elle se souvienne, elle a toujours fonctionné symboliquement, c’est-à-dire en transformant (...) (En savoir plus...)


    Présentation du Livre :

    Trois contes qui retombent avec humour « sur leurs pattes ». Le troisième, sur celles de racines sourcières dont l’arbre fait le poirier ; le deuxième, sur celles d’un chat velouté ; le premier, sur celles de dieux Lares au juste milieu du foyer, ce foyer qui rassemble et réconcilie. L’humour épaule et conforte la vigilance.



    Sommaire :
    La Sublimation du Sourcier, p1
    Au Seuil d’un nouveau Temps, p2

    La Sublimation du Sourcier

    Le clignotement lumineux sur quelques livres de la bibliothèque couvrant un mur du hall de nuit intérieur et fermé, d’où provenait-il ?

    Il lui fallut un moment pour comprendre qu’il venait de la rue, d’une rue adja-cente, pas tout à fait perpendiculaire à celle où était sis son immeuble.

    La lueur intermittente avait pénétré de biais par la fenêtre du bureau, elle avait rebondi sur un cadre, puis poursuivi sa trajectoire au travers du verre épais et ou-vragé en haut de la porte qui séparait la pièce studieuse du pénombreux couloir.

    Cette géométrie, ici simplifiée pour épargner aux lecteurs un trop dédaléen effort de visualisation, ouvrit en son esprit une pensée platonicienne aux reflets muraux inversés, les ombres étant ici lumières.

    Se tourner ou se retourner vers la cause, conclut-elle. Oui, des reflets nous dis-persent trop souvent, nous en imaginons des origines fantastiques, et ce fantasti-que se conjugue à tous les merveilleux et à toutes les horreurs, tant est vaste la grammaire de notre imaginaire.

    Dehors, le camion stationné pour travaux imprévus émettait encore ses signaux quand elle sortit de chez elle.

    Depuis quatre explosions dramatiques, la moindre odeur suspecte faisait creuser le sol, là où passaient tuyaux et conduites.

    Et l’on avait raison d’être prudents.

    La cause des reflets clignotants était donc aussi sombre qu’avait été lumineuse et solaire celle des ombres dans la caverne de Platon.

    Une origine souterraine, au creux d’une terre où circulait, dans sa gangue protec-trice, une énergie nouvelle...

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