Présentation du Livre :
Véritable funambule suspendu dans les cintres d’un cirque, l’homme passe sa vie sur un fil. Un fil de rasoir en permanence prêt à trancher définitivement ses rêves dans une indifférence quasi générale. Ainsi sous "le plus grand chapiteau du monde", le spectacle continue avec ses bonheurs et ses tristesses.
François Léger, dans ce nouveau recueil de nouvelles, se penche plus particulièrement sur les valeurs de la vie, laissant aller ainsi librement sa plume sans désir de convaincre ni de séduire. Car, estimant que tout a un prix, l’auteur tente, au travers de l’apologie de la sincérité, de la volonté et de l’amour du coeur, de suggèrer que la vie terrestre serait peut-être nettement plus belle sans le mensonge et l’égoïsme qui s’enflent de génération en génération alors que le goût de l’effort tend à être un vague souvenir.
"Entre rêve et réalité" l’émotion demeure palpable...
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Extraits :
"Pourtant il est à peine surpris, aujourd’hui, de se trouver assis au volant d’un magnifique petit cabriolet, une carrosserie dont il avait rêvé lorsqu’il était étudiant, roulant sur cette route en lacets qui descend constamment et dont il ignore complètement où elle mène (...)
"Au volant de cette voiture, il se sent libre, puissant et détendu. Comme sur un nuage, il oublie tous ses soucis tout en roulant sous le soleil en tenant le volant d’une main, à l’image de ces conducteurs présentant une nouvelle voiture décapotable qui, dès les premiers jours de janvier, se retrouve élue voiture de l’année qui va suivre !
"Il devrait très probablement se troubler du voyage auquel il est convié, mais il ne ressent aucune crainte, aucune anxiété : la beauté de ce qu’il voit annihile toute peur. C’est la première fois qu’il se sent évoluer ainsi dans un monde fait de sérénité : comment ne pas se sentir comblé en roulant dans ce parc aussi bien arboré où les fleurs, toutes les fleurs que l’homme connaît, se sont donné rendez-vous pour former un écrin majestueux qu’il peut contempler à loisir ?
"Est-il quelque peu déconcerté d’être, aujourd’hui, le seul automobiliste sur cette route ? Point du tout : il a l’impression que cette route lui appartient, que c’est sa propre voie, son chemin personnel sur lequel personne n’a le droit de pénétrer. Une impression qui devient très vite une certitude absolue lorsqu’il arrive à destination, plus exactement à l’une de ses destinations, lorsqu’il se retrouve brutalement dans la cour de son école primaire dans laquelle il voit le petit garçon qu’il fut faire un certain nombre de bêtises..."
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