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Aujourd’hui

Littérature - Livre - Aujourd'hui de Paul Jolit

Editeur : Edilivre
Catégorie : Poésie
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Format : 172 pages
Dimensions (cm) : 13 x 20
Date de parution : 05/06/2008
ISBN : 9782356078674


Les livres de Paul Jolit :
  • Anthologie
  • Ouvertures en terres d’oubli
  • De surprise en surprise
  • Par tous les temps - Tome II
  • Par tous les temps - Tome I

    Dans la même rubrique :
  • Anthologie
  • Incertitudes
  • Ouvertures en terres d’oubli
  • De surprise en surprise
  • Encore des mots
  • Biographie de Paul Jolit :

    Paul Jolit est né le 3 août 1970 à Clamart. Ses parents lui ont très tôt inculqué le goût des musiques étrangères, de la chanson et des contes. Après une scolarité surtout marquée par ses coups de coeur, il s’est (...) (En savoir plus...)


    Présentation du Livre :

    Aujourd’hui, je laisse tout aller
    À vau-l’eau, letemps d’un regret.
    Ça n’rime à rien, absolument,
    Mais là, j’ai hâte d’être lent.
    Sauf votre respect, j’ai empaqueté
    Mes affaires dans un coin secret,
    Car partir m’a égratigné
    Les genoux à force d’y penser.
     
    Aujourd’hui, le temps suit son cours
    Et rien n’arrêtera sa course.
    Je me force, et j’en suis frustré,
    De ne pas toucher aux paquets.
    Ils renferment tant de choses promises
    À l’usage d’une petite visite.
    Mes pensées ont un sang mêlé,
    Peau métissée, ambiguïtés.
     
    Aujourd’hui, je vais me passer
    De la lune, car, sans faire exprès,
    J’ai ouvert plusieurs des paquets.
    Je n’ai pas longtemps résisté.
    Et après, je remballerai
    Mes affaires dans mon coin secret.
    Le soleil s’allume dans ma tête.
    La façade réverbère l’Everest.



    Sommaire :
    J’ai souvenir, p1
    Grain fatigué, p2
    La vie est un calvaire, p3
    C’est un sentier, p4

     
    J’ai souvenir de la mer
    Sous la voûte d’un ciel noirci
    Et, en l’espace d’un éclair,
    J’imagine ce qui s’ensuit.
    Moi, l’éponge imbibée d’astres,
    Je me soûle en arpentant
    À marée basse le rivage
    D’air salé, de galets blancs.
     
    Je ne vois plus guère la mer.
    Pourtant, je la sens drosser,
    Burinés par la lumière,
    Tout alentour les rochers.
    Telle mouette battant de l’aile
    Plombe les vagues qui déferlent
    En fourmillements d’insectes.
    Vénus naufrage sur la grève.

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